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Plumes Vertes

(JPEG) Antimanuel d’écologie,
Yves Cochet,
Bréal, 2009, 312 p., 21 €

Femmes publiques, les féminismes à l’épreuve de la prostitution, Catherine Deschamps & Anne Souyris, Editions Amsterdam, 2009, 187 p., 14 €

Petits arrangements entre amis, le parrain des médias, Noël Mamère & Patrick Farbiaz, Jean-Claude Gawsewitch, 2009, 219 p., 16,90 €

Le maire et la mosquée, Islam et laïcité en Ile de France, Françoise Duthu, L’Harmattan, 2008, 24 €

Ingrid, Sergio Coronado, Fayard, 2008, 287 p., 18 €
C’est pollué près de chez vous, les scandales écologiques en France, Pascal Canfin et Wilfrid Séjeau, Editions Les Petits matins, 2008, 265 p., 17 €
Lille Vert Avenir, 6 ans de transformations écologiques, Eric Quiquet, Editions Sansonnet, 2008, 125 p., 16 €
La tyrannie de l’émotion, le fait divers comme idéologie , Noël Mamère & Patrick Farbiaz, Jean-Claude Gawsewitch, 2008, 268 p., 19,90 €
Le défi des épidémies modernes, Comment sauver la Sécu en changeant le système de santé, André Cicolella, La Découverte, 2007, 144 p., 9 €
Histoire de la révolution écologiste, Yves Frémion, Hoëbeke, 2007, 393 p., 19 €
Tout voiture, no future, il y a une vie après l’auto !, Denis Baupin, L’Archipel, 2007, 312 p., 18,95 €
Dictionnaire de l’extrême droite, dir. Erwan Lecoeur, Larousse à présent, 2007, 310 p., 18 €
Biélorussie, mécanique d’une dictature, Jean-Charles Lallemand et Virginie Symaniec, Les Petits matins, 2007, 255 p., 20 €

-  Chaud devant, effet de serre et bouleversements démocratiques en 10 leçons, Noël Mamère, Ramsay, 2007, 238 p., 17 €

Mémoires des Afriques, itinéraires d’une fille de pied-noir, Nicole Combredet, Editions Paari, 2007, 214 p., 20 €
Brosses et Malais quartier sensible ?, histoire de la cité des Brosses et Malais à Bessancourt 1970-2006, Luc Blanchard, Editions Studio graph, 2006, 95 p., 12 €

-  Quelles politiques pour les quartiers et les populations pauvres ?, actes du forum-débat du samedi 16 septembre 2006, Les Verts Paris, 32 pages, gratuit

L’économie verte expliquée à ceux qui n’y croient pas, Pascal Canfin, Les Petits matins, 2006, 149 p., 14 €
Le naufrage paysan ou comment voir l’avenir en vert, Jacques Maret, Dilecta, 2006, 189 p., 13 €

Question orale suivi de Politique de l’art, Jean-Marie Goater et L.L. de Mars, Les Perséides, 2006, 45 p., 7 €
Mémoires d’un cadre dissident, éléments pour l’alternative, Michel Roulet, Editions Goutte de Sable, 2006, 126 p., 12 €

Sarkozy, mode d’emploi, Noël Mamère, Ramsay, 2006, 290 p., 15 €
Energies de ton siècle ! des crises à la mutation, Pierre Radanne, Lignes de repères, 2005, 255 p., 19 €
Pétrole apocalypse, Yves Cochet, Fayard, 2005, 275 p., 19 €

Le petit livre bleu, 12 évidences & 36 propositions pour la Vie et le bonheur sur la planète, Hélène Planel, Edition Theleme Contemporain, 2006, 28 p., 4,50 €

La face cachée de la décroissance, la décroissance : une réelle solution face à la crise écologique ?, Cyril Di Méo, L’Harmattan, 2006, 202 p., 17,50 €
Les Verts et le conflit israélo-palestinien, Patrick Farbiaz, Association France Palestine Solidarité, cahier de formation 17, 2006, 47 p., 5 €
Hirondelles sur le Web, roman de Serge Abiteboul et Luc Blanchard, Editions Studio Graph, 2005, 107 p., 20 €
Roulettes russes, Rennes-Moscou en patins à roulettes, récit de Pierre Surun, préface de Julos Beaucarne, Tribal, 2005, 214 p., 15 €
Pour l’amour des arbres, Wangari Maathai (Prix Nobel de la Paix 2004), L’Archipel, 2005, 164 p., 17,50 €
Le psy et le politique, Claude Coquelle, Mardaga, 2003, 264 p., 25 €


Brochure Culture l’affaire de tous, Les Verts, 2006, 72 p., 2 €
Brochure Génocide en Tchétchénie, Les Verts-The Greens-Europeean Free Alliance, 2004, 132 p., 2 €
Brochure Transports : où allons-nous ?, Les Verts, 2004, 106 p., 2 €
Brochure L’Ecologie politique dans les conseils régionaux 1998 - 2004, comment les Verts font bouger les régions, Les Verts et Cédis, 2003, 42 p., 2 €
Brochure Marées noires et sécurité maritime, Les Verts, 2003, 72 p., 2 €
Brochure Energie pour tous faire mieux avec moins, Les Verts, 2003, 75 p., 2 €
Le nouveau livre des Verts Et si le Vert était la couleur du 21e siècle ?, Collectif, Ed. du Félin, 1999, 275 p, 3 €


La France à l’en-Vert, Yann Wehrling, L’Archipel, 2006, 213 p., 15.95 €

La vie du militant écologiste commence souvent par une balade, se poursuit par un constat et s’étrangle dans un cri d’alarme : la mort de notre patrimoine naturel semble programmée.

À l’invitation d’adhérents de son parti, d’associations et de simples citoyens, Yann Wehrling a sillonné la France pour évaluer les répercussions sur le terrain des décisions gouvernementales en matière d’environnement. Paradoxe : si le discours écologique est aujourd’hui dominant, on ne l’a jamais si peu mis en pratique.

Nature grignotée, eaux polluées et gaspillées, éoliennes et énergie solaire écrasées par le nucléaire, rejets croissants de substances toxiques par l’industrie chimique, incinération des déchets, transports ferroviaires négligés au profit du tout routier... Partout, on pratique l’inverse de ce qui devrait se faire : notre pays marche sur la tête.

Dossier par dossier (eau, nature, industrie, déchets, urbanisme... à l’aide d’exemples concrets et d’une bonne dose d’humour, Yann Wehrling aborde cette« vérité qui dérange » : plus on parle d’écologie, moins on la met en oeuvre. Un Tour de France qui donne envie de rire jaune, mais dont l’optimisme et les suggestions concrètes font voir l’avenir en vert


Action publique et économie solidaire, une perspective internationale, dir. Genauto Carvalho de França Filho, Jean-Louis Laville, Jean-Philippe Magnen et Alzira Medeiros, Desclée de Brouwer, 2005, 416 p., 30 €

Comment la politique peut-elle retrouver une capacité d’intervention pour améliorer les conditions de vie sur les territoires ? La question est au centre de ce livre coécrit par des acteurs sociaux, des responsables publics et des chercheurs.

En effet, il existe depuis une trentaine d’années un foisonnement d’initiatives qui veulent concilier économie et solidarité (commerce équitable, coopératives populaires, services de proximité, gestion des services urbains par les habitants, systèmes et réseaux d’échange, autoproduction, agriculture et magasins biologiques, restaurants interculturels de femmes, créations d’activités par les chômeurs, autres formes d’entreprenariats collectifs...). Menées par des associations très diverses, elles témoignent d’une dynamique réelle de la société civile dépassant largement les modes de réparation sociale ou de survie pour aller vers des activités porteuses de développement durable.

Ce qui est nouveau, c’est que les politiques publiques, questionnées lors des dernières décennies par ces pratiques, commencent à les prendre en compte aux niveaux national, régional et local. Les expériences dans deux pays particulièrement concernés, France et Brésil, sont ici restituées, permettant ainsi une comparaison Nord-Sud.

Dans des contextes différents, la question de la relation entre action publique et économie solidaire devient un enjeu fondamental pour la construction sociale d’une alternative à la mondialisation libérale.


Alertes santé, experts et citoyens face aux intérêts privés, André Cicolella et Dorothée Benoit Browaeys, Fayard, 2005, 432 p., 22 €

Notre santé est menacée. Des experts lancent l’alerte, mais leur voix est étouffée et leurs travaux sont ignorés. Les enjeux sont pourtant immenses : comment éviter le développement annoncé de véritables épidémies non seulement de cancer, d’asthme, de maladies auto-immunes ou neurodégénératives (Alzheimer), mais aussi de nouvelles pathologies ? On le sait, le caractère cancérigène de l’amiante a été prouvé dès 1950. Pourtant, l’amiante n’a été interdit en France qu’en 1997 ! Ce scandale ne doit pas se reproduire. Il est donc essentiel d’être à l’écoute des « lanceurs d’alerte ». Qui sont-ils ? Quels nouveaux dangers sanitaires mettent-ils en évidence ? Comment agissent les lobbies auxquels ils font face ? Ce livre brosse un panorama passionnant des grandes affaires de santé publique et des recherches en cours. Les auteurs apportent également des réponses, avec des propositions précises de refonte de notre système de sécurité sanitaire, afin de garantir la liberté du chercheur et l’écoute de la société civile au service d’une vraie politique de prévention et de précaution.

André Cicolella est chercheur en santé environnementale, spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires dans un établissement de recherche publique. Lanceur d’alerte lui-même, il est à l’origine de la prise de conscience liée aux éthers de glycol, produits chimiques très largement utilisés. Cette affaire s’est traduite par la première jurisprudence de la Cour de cassation sur la protection des lanceurs d’alerte. Président de la fondation Sciences citoyennes depuis sa création en 2002, responsable de la Commission santé des Verts, il est également à l’origine de la création de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement (AFSSE) avec le député André Aschieri. Dorothée Benoit Browaeys est journaliste scientifique. Elle est cofondatrice de la revue électronique www.vivantinfo.com et de l’association VivAgora pour le débat public sur les choix scientifiques et techniques.


Sauver la montagne, François Labande, Olizane, 2004, 400 p., 12 €

« Les principaux problèmes du monde sont le résultat de la différence entre la façon dont la nature opère et la façon dont l’homme pense. » Cette phrase de Georges Bateson, que Carlo Alberto Pinelli cite dans sa magistrale préface au présent ouvrage, est à la base de l’engagement et de la réflexion de l’auteur dans le combat pour la conservation des espaces naturels. En France, dans les années soixante, la création des parcs nationaux et la mise en place d’un « Plan-neige » engagèrent les régions de montagne sur deux voies contradictoires : aménagement et protection. Malgré les tentatives de concilier ces deux approches, le Goliath-aménageur n’a eu de cesse de vouloir piétiner le David-protecteur. Cette situation a amené à la création du Mountain Wilderness, à l’initiative d’alpinistes parmi les plus célèbres du monde entier : Reinhold Messner, Haroun Tazieff, Carlo Alberto Pinelli. Ce mouvement, centré sur la défense de la montagne, va fédérer les associations de protection et remettre en question les choix de développement axés sur une vision matérialiste de la montagne. En quinze ans, l’action de ces défenseurs d’une approche écologique a apporté des succès marquants, mais aussi des déconvenues. Elle contribue toutefois à freiner les décideurs dans leurs velléités à utiliser la montagne à des fins lucratives ou commerciales. Sauver la montagne a pour objectif de présenter des témoignages et informations sur l’ensemble des démarches effectuées pour protéger la montagne, et plus particulièrement celles de Mountain Wilderness qui est actuellement la fédération la plus importante dans ce domaine. L’auteur invite vivement à développer une réflexion de fond sur notre rapport aux espaces sauvages, et à relancer le débat sur les sujets sensibles qui engagent l’avenir des régions concernées. François Labande, co-fondateur de Mountain Wilderness, est aussi un montagnard chevronné. Il est l’auteur de nombreux guides d’alpinisme, de ski de randonnée et de randonnée pédestre. Il a également publié des textes de réflexion sur la montagne et la pratique de l’alpinisme.


Alain RIOU.- Des "dépenses de bouche" des époux Chirac : rapport commenté.- Yvelinédition, 2004.- 240 p. Prix : 20 €.

Un commentaire d’Alain Riou sur le rapport administratif qui épluche les dépenses du couple. Publié à compte d’auteur.

Les Chirac dans leurs frais

« Les hommes politiques ont tellement de choses à se reprocher - je parle de ceux qui réussissent et qui donc se préoccupent peu de marcher sur des cadavres - qu’ils se tiennent tous par des petits ou grands secrets dont il ne convient de rien révéler au commun des mortels. »

Animé par cette constatation, Alain Riou, le président du groupe des conseillers Verts à la mairie de Paris, publie Des dépenses de bouche des époux Chirac, sorte de commentaire juridico-politique d’un rapport administratif qui a un temps animé la scène judiciaire, avant de s’achever par un non-lieu qui a permis au couple présidentiel, ainsi qu’à leurs amis Tiberi, d’éviter l’ouverture d’une énième enquête sur les secrets de la première mairie de France sous le règne RPR.

Quel intérêt, dès lors, de resservir ces Dépenses de bouche  ? L’obstination de l’élu est le premier ressort. Face au refus - assez pathétique - de plusieurs éditeurs célèbres de la place, Alain Riou publie à compte d’auteur. Courageux. Et puis, si l’on ne plonge pas au coeur d’une affaire d’Etat du type Elf ou Crédit Lyonnais, ces petites dépenses dépeignent une image aussi précise que déplorable de la manière dont l’argent public est utilisé, ou plutôt allégrement dilapidé.

Les électeurs, les citoyens qui ont autre chose à faire que d’aller demander un rapport administratif pourtant public pourront (re)découvrir comment les maires de Paris se sont servis de leurs impôts pour recevoir les mille et uns lobbies français, ou pour agrémenter leur vie quotidienne dans les magnifiques appartements privés de l’Hôtel de Ville.

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Par Fabrice TASSEL - Libération, mercredi 23 juin 2004


Gérard BORVON.- Plogoff : un combat pour demain.- Ed.Cloître, 2004.- 240 p. Prix : 15 €

L’exemple vivant d’une victoire possible contre le colosse EDF et le lobby nucléaire

PLOGOFF, un combat pour demain !

un livre de Gérard Borvon 1er Juin 2004 : ils ont voté pour l’EPR !
Après quatre jours d’un huis clos entretenu, la majorité UMP/UDF engage la France, pour un demi siècle, dans un nouveau programme électronucléaire. Objectif avoué : étendre ce système à l’Europe. Pour cette raison, le nouveau réacteur a été abusivement baptisé EPR (European Pressurised Reactor).

Oublié Tchernobyl. Oubliés les déchets nucléaires actifs pour des milliers d’années. Oubliée la dissémination nucléaire dans un monde livré aux terrorismes de groupes diffus ou d’états organisés. Il s’agit avant tout de s’ouvrir un nouveau marché mondial. La Chine est déjà sur les rangs. La France qui a déjà exporté sa technologie nucléaire dans tous les points chauds de la Planète va à nouveau contribuer à l’instabilité de ce monde.

10 mai 1981 : Plogoff a gagné !
Pour la première fois, une résistance de cinq ans, marquée par les affrontements de six semaines d’enquête publique, a fait reculer le colosse EDF et le lobby nucléaire.

Dans une période marquée par d’autres luttes exemplaires : les LIP, le Larzac, Malville, le Pellerin, Portsall et l’Amoco Cadiz, l’histoire est devenue légende. Le moment m’a semblé venu d’ouvrir à nouveau ce dossier et de rassembler les éléments les plus caractéristiques d’une documentation accumulée pendant toute cette période. Ecrit, avec une volonté narrative, j’ai souhaité faire un livre qui, au-delà du mythe, cherche à situer les responsabilités politiques d’hier et d’aujourd’hui.

Sortir du nucléaire, un combat pour demain.
La victoire de Plogoff, malgré la solidarité active apportée aux autres sites, n’a pas permis d’infléchir le premier programme nucléaire français. Elle reste cependant l’exemple vivant d’une victoire possible. Puisse l’expérience de cette lutte nous aider, aujourd’hui, à reprendre le flambeau.

Gérard Borvon


Pierre Serne.- Les Verts ont 20 ans : petite histoire de l’écologie politique en France.- paris : Les Verts, 2004.- 63 p.- Prix : 3 €

« Quand vous voudrez... » était sous-titrée l’affiche de Brice Lalonde et de René Dumont pour les élections municipales de 1977 à Paris. Que de chemin parcouru depuis la lutte des paysans du Larzac ou la première campagne présidentielle de René Dumont !

Les écologistes se sont rassemblés, se sont installés en force alternative de notre système politique et ont pris aujourd’hui toute leur place dans les institutions, donnant une autre dimension aux politiques publiques. Pierre Serne retrace ici l’histoire d’un projet, l’écologie politique, et d’un mouvement, les Verts, qui est passé en 20 ans de la marginalité à une place importante dans la vie politique française.

Pierre Serne, ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé d’histoire, est militant Vert.


Elisabeth Schultess.- Solange Fernex, l’insoumise : Ecologie, féminisme, non violence Editions Yves Michel, 2004.- 212 p. - (Collection Ecologie) Prix : 13 €

Lisez ce livre ! Il n’a rien d’une hagiographie. Il raconte comme un roman l’aventure d’une femme qui n’a jamais renoncé à changer la vie. Ce faisant, vous prenez évidemment un sacré risque : c’est que la petite voix douce et têtue de Solange change la vôtre ... Dominique Voynet

Baisser les bras, se résigner à l’inacceptable ? Jamais de la Vie ! L’inacceptable pour Solange Fernex, c’est de ne pas respecter la vie, c’est de promouvoir des politiques et des techniques qui conduisent à la mort. Ce sont ces 500 000 enfants qui survivent dans les zones très contaminées autour de Tchernobyl. Ce sont ces tonnes de déchets radioactifs que personne ne sait retraiter. Ce sont ces arsenaux d’armes de destruction massive fabriquées par l’Occident, vendues aux pays les plus pauvres. Ce sont ces lobbies du nucléaire, de l’agrochimie, des OGM, qui pour le profit de quelques uns empoisonnent la planète entière.

Au fil de ces entretiens avec Elisabeth Schulthess, apparaît la diversité des combats de Solange Fernex tant sur le plan écologique, féministe, que social. Elle jeûne, manifeste, occupe : Fessenheim, Taverny, Creys-Malville, soutien au professeur biélorusse Bandajhevsky ... De même, au conseil municipal et au Parlement Européen, elle œuvre pour préserver l’environnement, la santé, la paix et les droits de la personne.

Voici l’impressionnant parcours de cette figure emblématique, qui inlassablement depuis plus de quarante ans, propose des alternatives pour préserver les ressources pour les générations futures et construire un monde vivable pour tous.


Dominique Voynet.- Voix Off : Essai.- Paris : Editions Stock, 2003.- 288 p. - Prix : 18,05 €.

« Je n’aime pas les livres politiques. Je m’agace de ces ouvrages qui ne constituent qu’une étape parmi d’autres d’une campagne de communication destinée à consolider l’image de l’auteur, ou à la changer ; en tout cas à préparer l’imaginaire du lecteur-électeur à d’autres rendez-vous... Je doute de la sincérité de l’auteur, quand son avenir politique en dépend. Nous donne-t-il à lire ce qu’il pense vraiment, ou ce que ses électeurs veulent entendre, ou... ce qu’il croit devoir leur confier ?

A bien des égards, la décision d’écrire un livre, et de soumettre son travail au public, est une décision d’une folle arrogance, et d’une folle indécence. Comment dire juste, sans se donner le beau rôle, sans occulter ses faiblesses ? Comment renoncer à cette forme de protection qu’offre le silence ?

Mais comment revenir sur ce qui nous est arrivé, comment tirer les leçons de cinq années d’un engagement aussi intense, sans écrire à mon tour ? Un livre donc. Pas celui d’un commentateur extérieur. Ni d’un chercheur en sciences politiques. Celui d’un acteur engagé, et passionné. Avec le souci d’expliquer comment se prennent les décisions, et pourquoi elles ne se prennent pas.

Avec la loyauté due à ceux avec lesquels j’ai travaillé. Avec la liberté de qui a occupé pendant quatre années, parfois fièrement, parfois de façon plus contrainte, une place singulière dans le gouvernement de la gauche plurielle.

Le défi était de taille : écologiste dans un gouvernement qui ne l’était pas, et qui me l’a parfois sèchement rappelé ; autodidacte dans une équipe dont tous les « poids lourds » - puisque c’est ainsi qu’on nomme ceux dont l’avis compte - étaient hauts fonctionnaires ou anciens ministres ; dépourvue des relais dans la société dont disposent les partis anciens, avec des élus locaux nombreux ; confrontée à l’activité - et à la vindicte - de lobbies puissants... Assumer la solidarité gouvernementale et faire entendre ma différence. Gagner, à l’occasion, un arbitrage qui semblait perdu. Et perdre, trop souvent, avec le sentiment de ne pas même avoir été écoutée... Porter la parole de ceux qu’on ne veut pas entendre. Pour l’honneur. Ou pour prendre date. Mais aussi, pourquoi le nier, renoncer - lassitude ? lucidité ? - à livrer un combat à l’issue trop prévisible...

De cette expérience, je ne suis pas sortie indemne. Il s’agit pour moi d’en rendre compte, avec le souci de préparer l’avenir. Le mien, celui des Verts et celui de la Gauche. Et de reconstruire l’espoir. »


Yves COCHET et Agnès SINAÏ.- Sauver la terre.- Paris : Fayard, 2003, 19 €.

Ancien ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement du gouvernement Jospin, scientifique de formation, militant de l’écologie politique depuis trente ans, Yves Cochet est député Vert de Paris. Agnès Sinaï, journaliste, réalisatrice, a suivi des études de lettres et de sciences politiques. Elle collabore au Monde diplomatique. Comme le démontrent malheureusement les rapports officiels de l’ONU depuis plus de 10 ans, notre planète est malade, très malade : réchauffement de la terre, pollution de l’air et de l’eau, atteinte à la biodiversité... Si les signaux d’alerte clignotent, ils rencontrent une incrédulité générale. Comme si le caractère irréversible de ces ruptures de seuil échappait à l’entendement commun et à la lecture des responsables politiques. L’idéologie productiviste en est la cause : indifférence à la nature, hégémonie de l’économique sur toute autre considération, fût-elle environnementale, sociale ou bien sûr politique, dimension démiurgique de la technologie... Toutes les négociations environnementales - vécues de l’intérieur par l’auteur, qui en relate les faux espoirs et les ambiguïtés perverses -, que ce soit sur le climat à la suite du Protocole de Kyoto ou sur la biodiversité, semblent détournées dans le sens des intérêts du marché et des sociétés industrielles. L’atmosphère et les ressources naturelles sont réifiées, et la défense de l’intégrité environnementale doit sans cesse être arrachée à l’emprise des rationalités marchandes. Le développement durable, à force d’équivoques prêtant à récupération, joue le rôle de supplément d’âme à une croissance économique insoutenable sur le plan écologique.


Aurélie Filippetti.- Les derniers jours de la classe ouvrière : Roman.- Paris : Stock, 2003, 189 p., 15 €

« Il y a six millions d’ouvriers en France aujourd’hui, six millions d’ouvriers dont plus personne ne parle. Qui racontera leur histoire, sinon leurs enfants, pour peu qu’ils aient eu la chance de faire des études, et de mesurer la distance qui les sépare désormais à tout jamais de leur milieu d’origine - ce mélange inédit de culture italienne, communiste, et ouvrière. Que ce soit la mine ou la sidérurgie, ce monde-là était solidaire, car « à la mine, un homme seul est un homme mort ». Personne, ou si peu, ne leur a rendu hommage, personne, ou si peu, n’a dit leur héroïsme quotidien - pourtant héros ils le furent, du travail, à huit cents mètres sous terre ou dans la fournaise du laminoir, de la guerre, de la résistance à la guerre d’Algérie. Héros enfin dans leur ultime combat contre l’assassinat programmé de leur région d’adoption, la Lorraine, où de plans sociaux en restructurations, plusieurs centaines de milliers d’emplois furent fracassés en vingt ans. Et les mines fermées. Les usines rasées. Ce roman vise à leur rendre une petite part de justice... » A.F


Alain Lipietz.- Refonder l’espérance : leçons de la majorité plurielle.- Paris : La Découverte, 2003, 281 p., 19 €

La spectaculaire défaite de la majorité plurielle aux élections de 2002 ne fut pas un coup de tonnerre dans un ciel serein.

Elle relève plutôt de la chronique d’un désastre annoncé. L’échec de 2002, l’éclatement de la majorité, l’abstentionnisme de gauche, résultent d’une somme de fautes tout au long de la législature. Ces fautes, il faut les repérer, les rectifier, pour explorer les voies d’une véritable politique alternative. Celle qui permettra de recoudre le camp du progrès humain, dans une nouvelle convergence, écologiste et solidaire.

Observateur participant, membre de la direction des Verts et du Conseil économique du Premier ministre, Alain Lipietz a pu suivre pas à pas la dérive qui, du " gouvernement le plus à gauche d’Europe " menant les réformes réellement novatrices des deux premières années, a conduit peu à peu vers un nouvel enlisement social-libéral. Du traité d’Amsterdam à l’abandon de la loi sur le tiers secteur, en passant par les 35 heures, il propose ici un bilan sans complaisance de cette période, décortiquant les avancées réelles, les occasions perdues, les vraies trahisons. Il détaille une ambition nouvelle pour l’Europe, espace véritable du combat politique pour le changement social. Et il donne également sa " part de vérité " sur l’aventure de sa candidature à l’élection présidentielle...

Un bilan pour refonder l’espérance, car d’un malheur peut sortir un bien, à condition de tirer les leçons du passé.


Noël Mamère et Patrick Farbiaz.- Dangereuse Amérique, chronique d’une guerre annoncée.- Paris : Ramsay, 2003.- (Collection coup de gueule).- 297 p., 17 €

L’écologie politique fournit une grille pour comprendre l’actuel bellicisme du clan au pouvoir à Washington. Les Verts Noël Mamère et Patrick Farbiaz expliquent clairement le mélange explosif à la racine de la crise actuelle. Aux intérêts des industries du pétrole et des armements auxquelles tous les membres de cette équipe sont liés, s’ajoute un néo-bonapartisme visionnaire qui se voit imposer au monde arabe la version américaine de la « démocratie » portée par des protestants « born again » qui lisent l’Histoire comme une lutte du Bien contre le Mal. Pour l’administration Bush, le 11 septembre 2001 a été une divine surprise : leur projet impérial semblait en perte de vitesse depuis l’élection contestée de « W ». Les auteurs se gardent bien du travers consistant à opposer les dirigeants à leur peuple, dont l’attachement aveugle à un mode de vie fondé sur l’énergie bon marché et le gaspillage des ressources demeure inébranlable : « L’Amérique est prête à changer le monde pour ne rien changer de ses habitudes. »

Noël Burch, LE MONDE DIPLOMATIQUE, MARS 2003, Page 35


Echos logiques, Marcel Massiou et Christophe Barbier, Olivier Bidou, 2001, 96 p., 10 €


Musiciens dans la ville 1600 - 1850, Sylvie Granger, Belin, 2002, 320 p., 19,9 €


Un jour pour être, Jean-Luc Véret, La Bruyère, 2001, 136 p., 12,20 €


Maroc amnésie internationale, textes Liliane Dayot et Frédéric Lasaygues, photos Liliane Dayot, Paris Méditerranée, 1999, 160 p., 110 photos couleurs, 35,06 €






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